Nous sommes de retour d’un périple extraordinaire, dans une région encore très préservée (pas vu une carte postale ni plus de deux boutiques Souvenirs en 21 jours !)
Comment résumer en quelques lignes les découvertes, les rencontres qui ont foisonné tout au long du séjour ? Difficile de faire un choix…
Premier choc : sur les rives du fleuve Bhramapoutra à Guwahati en Assam, la visite du temple Kamakhyia, sur une colline aux portes de la ville où des centaines de pèlerins hindous se rendent chaque jour avec dévotion, offrant un spectacle comme on n’en voit plus qu’en Inde…

Puis l’Arunachal Padresh et ses nombreuses minorités: à proximité de la réserve ornithologique de Nameri, nous avons rencontré les premières minorités : les Nishis, au physique élégant birman ou thaï. Leurs habitations sont en bambou recouvert de torchis, et surélevées sur pilotis (on comprend aisément pourquoi après avoir subi un ou deux déluges made in Assam !).

Plus loin et plus haut, sur le plateau de Ziro, les villages Apatani très organisés où les femmes âgées portent des tatouages sur le visage et deux pièces au-dessus des narines qui leur déforment complètement le nez ! Après Daporijo, les minorités Tagin, physiquement très semblables aux Chinois et plus particulièrement le village de Lida que nous n’oublierons pas : nous y avons rencontré des gens d’une grande gentillesse, qui nous ont ouvert la porte de leur maison spontanément. Près d’Aalon, les immenses demeures 100% végétales toujours en bambou des Adi Galongs cultivateurs de riz…

Nous avons ensuite pénétré au Nagaland, le pays des coupeurs de têtes et des guerriers redoutables ! Les gens y ont des faciès très variés. Certains hommes ont le visage entièrement tatoué : ce sont les Konyaks, les principaux habitants du Nagaland. Nous avons visité le gros bourg de Longwa, situé sur la frontière indo-birmane, avons été accueillis par le chef du village dans une immense demeure où trônaient trophées et armes de chasse…

Nous avons terminé par l’Assam, terre certes plus explorée mais non moins riche en découvertes : l’île de Majuli par exemple, située au milieu du gigantesque fleuve Bhramapoutre ; havre de paix fréquenté par des centaines d’oiseaux migrateurs, elle accueille depuis plusieurs siècles des Satras, des monastères d’hommes hindous de différentes castes dévoués à la prière, au chant, à la danse, mais qui jouissent d’une grande liberté et qui nous ont ouvert leur porte. L’île abrite aussi les minorités Deori et Mishings, très accueillantes dont l’habitat et le style de vie traditionnels ont été préservés.

Et puis impossible de ne pas mentionner : les plantations de thé, qui nous ont accompagnées tout au long de nos découvertes ; les rizières d’un jaune doré, tantôt interminables dans les plaines d’Assam, tantôt sculptées en terrasse à proximité des villages d’Arunachal, au milieu d’une végétation somptueuse vert sombre, tropicale et dense, à l’aplomb du fleuve bleu Siangh qui ne s’appelle pas encore Bhramapoutre ; les interminables ponts suspendus en corde sur le fleuve (il faut parfois près de 15 min pour les franchir !!) ; les nombreux marchés colorés où les femmes vendent leurs récoltes de fruits et légumes ; le temple hindou de Sibsagar, émouvant et une belle rencontre avec un brahmane ; les couchers de soleil à Chuie au Nagaland, le lever de soleil à Mon après une pluie torrentielle et une lumière surréaliste ou sur Majuli au milieu de centaines d’oiseaux migrateurs… Des images et des photos, pleins la tête!

Sans oublier la fin du voyage au parc national de Kaziranga où nous avons pu voir, côtoyant des buffles d’eau et des biches barasinghas, le fameux rhinocéros indien à une corne, emblème de l’état d’Assam.

L’endroit se mérite : les routes ne sont pas toujours excellentes, les hôtels pas toujours 3 étoiles… En revanche, les paysages sont d’une grande beauté vierge et sauvage, et les gens sont le plus souvent très accueillants, souriants, prêts à partager, à échanger.

C’est une nouvelle facette de l’Inde, atypique et inattendue que nous avons savourée, et que nous vous invitons à découvrir par vous-même avec Himalayan Frontiers…

We are back from an extraordinary trip, in a still very protected region (not seen a postcard nor more than two souvenir shops within 21 days!)
How to summarize in some lines the succession of discoveries, meetings which occurred one after one throughout the stay? Difficult to choose …
First shock: on the banks of the river Bhramapoutra to Guwahati in Assam, the visit of the temple Kamakhyia, on the hill near the city where hundreds of Indian pilgrims go every day with worship, offering an entertainment we can expect only in India …

Then Arunachal Padresh and its numerous minorities: near the bird sanctuary of Nameri, we met the first minorities: Nishis, in the Burmese or Thai elegant physical appearance. Their houses are in bamboo covered with cob, heightened on piles (we understand easily the reason why, after having undergone one or two deluges made in Assam!). Farther and higher, on the plateau of Ziro, the very organized villages Apatani where the old women concern tattoos the face and two pieces over the nostrils which deform them completely the nose! After Daporijo, minorities Tagin, physically very similar to the Chinese and more particularly Lida’s village which we shall not forget: we met people of a big kindness there, who have opened us the door of their house spontaneously. Near Aalon, the immense houses 100 % vegetable always in bamboo of Adi Galongs farmers of rice …
We then penetrated to Nagaland, the country of the cutters of heads and the formidable warriors! People have faces highly varied there, certain men have the completely tattooed face: they are Konyaks, main inhabitants of the Nagaland. We visited the big village of Longwa, nested on the indo-Burmese border, we were welcomed by the head of the village in an immense house where throned trophies and hunting weapons …

We ended with Assam, ground certainly more explored but richer in discoveries: the island of Majuli for example, situated in the middle of the gigantic river Bhramapoutre, it is a haven of peace frequented by hundreds of migratory birds. It welcomes for several centuries Satras, monasteries of Indian men of various castes devoted to the prayer, to the singing, to the dance, but who enjoy a big freedom and who opened us their door. The island also shelters very welcoming minorities Deori and Mishings, among which the traditional housing environment and the style of life is still protected.

And then impossible not to mention: tea gardens, which accompanied us throughout our discoveries; the rice fields of yellow one golden, sometimes endless in the plains of Assam, sometimes sculptured in terrace near villages, in the middle of a dark green, tropical and dense luxurious vegetation, directly below the Yangtze River Siangh which is not still called Bhramapoutre; we still remember the endless suspension bridges in rope on the river; the numerous colored markets where the women sell their harvests of fruits and vegetables; the temple of Sibsagar, moving; the incredible sunset to Chuie in Nagaland, the sunrise in Mon after a pouring rain and a surrealist light or on Majuli among hundred migratory birds …

We can of course not forget the end of the journey in the national park of Kaziranga where we were able to see the famous Indian rhinoceros in a horn, emblem of the state of Assam, going alongside to buffaloes of water and barasinghas hinds.

It is a bit uneasy: roads are not always excellent, hotels not always 3 stars … On the other hand, the landscapes are of a great, virgin and wild beauty, and people are mostly very welcoming, smiling, ready to share, to exchange.

It is a new atypical and unexpected facet of India that we savored, and that we invite you to discover by yourself …